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mardi 13 novembre 2012

Assassin Scred'

LE SYSTÈME DE CAMOUFLAGE ULTIME D'ASSASSIN'S CREED
Non, sans rire, je regardais Zoé jouer à Assassin's Creed 3, tu peux te camoufler dans n'importe quel buisson. Tu peux bien dépasser de trente centimètre, être en blanc pétant sur fond vert et couvert uniquement par trois demi-feuilles, tu deviens INVISIBLE POUF. Enorme camouflage.
Sinon Assassin's Creed, j'avais jamais joué, je pensais que c'était un jeu historique. Tout le délire Inceptionnesque avec des aliens et tout, mais quel est le baisage, je ne m'y attendais point.

Blague d'historien



Il faut ici un peu de culture.
En 1815, après la défaite de Napoléon et son exil définitif à Sainte-Hélène, Louis XVIII remonte sur le trône, après sa maigre première restauration en 1814, avant les Cent-Jours et le retour - brièvement - triomphal de l'empereur. L'empire redevient une monarchie et replace la dynastie des Bourbons sur le trône de France jusqu'en 1848. Cette boutade fait référence au problème de succesion dans les empires français. Le roi de Rome, fils de Napoléon, ne comptait dans les plans de personnes pour sa succession, par exemple lorsque la rumeur courut que l'empereur était mort d'une balle dans la tête à Moscou, tout le monde s'est à moitié rebellé, tentant de tirer son épingle du jeu, mais personne n'a songé à son fils, lui démontrant que son empire mourrait avec lui.
De même pour Napoléon III et son fils, le présumé Napoléon IV, mort en allant se battre contre des Zoulous, en bon occidental.
Le monarque chante bien sûr sur l'air des Bonbons de Jacques Brel :

(Oui, je sais, on dirait pas Louis XVIII, je m'en fous, j'ai fait une sorte d'esatz de Louis-Philippe de mémoire)

lundi 12 novembre 2012

Perceval ou le Conte du Graal





Chronique pour BM News, sur l'origine de Perceval, au cas où vous l'ignoreriez. Aperçu du roman de Chrétien de Troyes.

vendredi 9 novembre 2012

"Copieur !"

Dans Qu'est-ce qu'une chose ? Heidegger évoquait le seul moment où Kant avait perdu son sang-froid et s'était prêté au "travail répugnant de la polémique".
On l'accusait alors de copier Leibniz et de n'avoir rien dit de neuf dans ses oeuvres philosophiques que Leibniz n'avait pas dit avant. Piqué au vif, le penseur de Königsberg répondra qu'on avait déjà accusé Galilée d'avoir piqué son principe de la relativité tel quel à Démocrite, et qu'il n'y aurait aucune invention dans ses postulats.
Kant répliqua : "une fois que Galilée avait mis en évidence ses principes de la relativité, qu'il était facile pour les critiques d'affirmer que tout ce temps, ces principes étaient cachés chez Démocrite. De même qu'il leur est facile de trouver tout ce que j'ai écrit chez Leibniz, maintenant que je l'ai énoncé, il leur suffit de tordre les écrits de Leibniz. Et s'il leur était si facile de les trouver chez Leibniz à ces messieurs, c'est à se demander pourquoi il ne l'ont jamais mis sur le papier avant moi." (je paraphrase de mémoire)
L'originalité est toujours accusée de copier, puisque la vérité doit bien découler d'autres vérités, on proclamera toujours que l'invention n'est rien d'autre que l'exhumation poussièreuse d'une relique.
D'ailleurs saviez vous qu'on parlait de "l'invention" d'une relique, pour décrire sa découverte comme l'invention de la Sainte-Lance à Antioche ? Ou de "l'invention" de l'Amérique par Christophe Colomb ? Peut-être que les mots ont plus d'inertie que nous croyons, peut-être que nous pensons toujours aux inventeurs comme à des explorateurs chanceux qui auraient simplement soulevé le bon caillou.
On s'appuie forcément sur d'anciennes vérités, on doit forcément y puiser, impossible de réécrire la science à chaque génération. Et on sera accusé invariablement de n'avoir dégainé que le papier carbone.
Et maintenant j'apprends qu'Allègre aurait affirmé qu'Einstein aurait copié Poincaré pour fonder sa relativité générale.

Énorme.