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vendredi 26 octobre 2012

Science, magie ; science-fiction et fantasy.

...Et les concepts-Atlas.


La série My Little Pony : Friendship is Magic (abrégé MLP:FiM ou MLP tout simplement, déjà évoquée à propos du personnage de Rarity et de la tripartition fonctionnelle) met en scène un monde ou le pouvoir des éléments de l'harmonie permet de vaincre les méchants. The elements of Harmony (Générosité, Joie(Laughter), Honnêteté, Loyauté, Gentillesse et... Magie) réunis permettent de rendre sa forme à Nigthmare Moon ou à pétrifier Discord. En gros, comme le titre de la série l'annonce, l'amitié c'est magique ! On n'était pas loin du pouvoir de l'amour, et cela se confirma : le mariage final de la saison 2 vainquait la méchante reine polymorphe par un gros cœur fulgurant qui chassait ses mignons.
Cependant, la protagoniste principale de la série, du moins de son début, Twilight Sparkle, non contente d'écoper d'un attribut qui n'est même pas une qualité de cœur, il fallait que ce soit la magie !
Chose d'autant plus ironique quand c'est elle qui est censée être férue de science !
Ainsi dans l'épisode Feeling Pinkie Keen quand elle cherche à débusquer la source des prémonitions de Pinkie Pie. En effet, son amie se voit dotée d'étranges presciences : elle sent sa queue gratter, pouf une enclume tombe du ciel, ses oreilles vibrer, c'est soudain un essaim de guêpes qui leur foncent dessus...
Là, Twilight sort tout son attirail scientifique afin de démontrer à quel point tout cela est insensé et impossible ! Ce n'est pas scientifique !
... De la part d'un poney qui personnifie la magie ?... Sérieusement ?


Même pour mon petit poney, la magie, bien entendu on négocie avec tout les jours, les soleil se lève grâce à l'action de Celestia, mais par contre, des prémonitions étranges, vous n'y pensez pas ! Ca n'a aucun sens ! C'est impossible d'expliquer cela causalement !
Et c'est bien ça le problème : la causalité.

Science et magie.

Plus vous creusez la catégorie de magie, plus vous vous rendez compte que c’est une façon complétement arbitraire de définir ce que vous ne comprenez pas. Pour les chrétiens, ça servira d’étiquette pour discréditer les religions des autres peuples. Le terme même de «mage « servait à l’origine pour les grecs à désigner les prêtres perses.
La magie se définit toujours selon ses rapports avec la religion et la science. Soit une science primitive, soit une religion primitive, soit une fausse science, soit une fausse religion.
J’en avais déjà parlé ici(long) et là(court)en rapport avec Tolkien, utilisant le fameux exemple :

Science-fiction et fantasy ?

Pratchett a depuis longtemps tranché la différence entre science-fiction et fantasy : pour lui il n’y en pas. «La science fiction c’est de la fantasy avec des boulons.» dit-d’ailleurs. A titre d’exemple on peut citer son cycle de romans le mieux connu : les Annales du Disque-Monde. Parodiant l’Anneau-Monde de Niven, Pratchett prend plaisir à nous décrire un monde plat, posé sur le dos de quatre éléphants, eux même posés sur le dos d’une tortue qui vogue à travers l’espace. Il se barre donc dans les étendues fourmillantes de la fantasy parodique et délirante et géniale et émouvante. (oui je sais, trop de conjonctions de coordinations, mais que voulez-vous, un commentaire positif sur Pratchett n'est jamais complet, c'est un peu comme pi, il y a toujours des décimales de compliments plus avant, si vous poursuivez...)

Mauss, Frazer et l’Ether

N’empêche, vous me direz que la science n’a rien à voir avec ces fariboles, ce vaudou, ces artifices faits de sang et de feu que serait la magie. Après tout, la magie, ça ne marche pas. C’est bien le point de vue de Frazer. La magie est une fausse association d’idées. Je suis persuadé qu’en enchantant vos cheveux, je vais vous atteindre, alors même qu’ils ont été séparé du reste de votre corps, impliquant donc qu’il n’y a plus de relation de cause à effet entre la mèche de cheveux et vous. La magie ne serait donc qu’une «gigantesque variation sur la causalité» disent Hubert&Mauss. Une invention constante de causalités fictives qu’on s’imagine fonctionner.
Bien sûr de temps en temps ça va marcher, vous maudissez quelqu’un et il tombe malade, paf, ainsi comme le dit Mémé Ciredutemps :

Mais ce ne serait qu’une coïncidence. Et justement ce qui définit les coïncidences, c’est l’inexistence d’une relation de cause à effet.
La magie ne serait qu’un tatonnement idiot, parfois chanceux. Les remèdes des tribus amazoniennes procéderaient de pénibles tentatives essayées sur des malades.
...Exactement comme la science, au fond. Ainsi ces mages - censés représenter les scientifiques - dans le Père Porcher de Pratchett toujours :

Nos scientifiques sont-ils si éloignés de ces mages de fiction ?
Après tout, on bidouille, on bidouille, on trouve une "force" invisible qui emplirait l'univers, ferait tomber les pommes et tourner les étoiles, alors boum on dit que c'est la gravitation et on sort les calculettes.
Prenez par exemple, le concept d’Ether, édifié par Aristote, et repris de façon passablement modifiée par la physique moderne. Au fond, puisqu’on ne veut pas admettre l’existence du vide, on imagine un milieu très subtil dans lequel baignerait les planètes et les étoiles. Pourquoi ? Parce qu’on a pas encore établi la dualité onde/particule de la lumière et qu’on décrit le monde comme fait principalement d’ondes. L’atomisme ? Bof, c’est une façon de voir les choses, un mythe de chimiste pour se représenter le monde, ça n’a pas de réalité propre, voyons. S’il y a des atomes, il y a du vide. S’il y a du vide, les ondes ne peuvent pas se propager dedans. Or, la lumière est une onde. Donc, puisqu’elle se propage entre le soleil et nous, il doit exister un milieu entre cette étoile et nous pour que l’onde puisse se propager dedans.
Encore aujourd’hui j’ai du mal à me figurer comment une onde se balade dans le néant. Je veux dire, un caillou dans l’eau, ça fait des vagues parce que l’eau s’agite, pareil pour le son qui crée des fronts de pression dans l’air. Mais à ce qu’il parait c’est parce qu’un champ magnétique induit un courant éléctrique qui induit lui-même un champ magnétique, ou quelque chose du genre.
Mais en attendant, Fresnel considérait l’éther comme une réalité et l’atome comme une fiction.
Cependant l’expérience de l’interféromètre de Michelson-Morley, Einstein allant jusqu’à décrier l’existence même de l’ether. Après cela, les partisans de la théorie étherée gardèrent leur position : ils ajoutèrent simplement une théorie supplémentaire, selon laquelle l’éther se dilaterait plus ou moins selon la vitesse et donc, on ne pourrait pas détecter de changement. Einstein leur rétorquerait alors qu’un éther insensible, invisible et inutile ne fait qu’encombrer la théorie.
Kuhn a écrit sur les paradigmes et les changements de paradigmes. Remémorez-vous les épicycles rajoutés à la théorie géocentrique. Mais non, machin, mars ne tourne pas autour de la terre, elle tourne autour d’un point qui tourne autour d’un point qui tourne autour de la terre, voilà tout. (C’est ce qu’on appelle une cycloide raccourcie. Pensez au trajet fait par la lune autour du soleil.)

De même, on rajoutait toujours plus de caractéristiques inutiles à l’éther, jusqu’au point où cela devient un bagage encombrant et dispensable. C’est beaucoup plus simple de tout balayer et de dire que la terre tourne autour du soleil ou bien que l’éther n’existe simplement pas.
Néanmois à l’époque cela faisait sens. On avait des concepts («ondes») difficile à transposer dans un monde atomique, alors on a conservé des concepts-Atlas, qui soutiennent la théorie et nous la rendent supportable. On imaginait donc de la matière conceptuelle, chargée de faire tenir le schmillblick.
Cependant la pensée magique procède de même façon. Incapable d’expliquer la propagation de certains phénomènes, ou désireuse de provoquer des évènements impossibles, elle chevauche des concepts qu’elle a inventé, afin de soutenir son raisonnement. Ainsi, alors même que l’éther est considéré comme du béton scientifique, Frazer et Mauss s’en servent pour le comparer à la pensée magique d’un fluide qui baignerait le monde et permettrait la transmission des influences !

Ainsi compris, comme « une sorte d’éther, impondérable, communicable, et qui se répand de lui-même »*, le mana rend transmissible « toute espèce d’influx magique » (les qualités, les maladies, la vie, la chance, etc.) et suppose qu’il y a une entité invisible qui se développe, hors de la perception sensible ordinaire, dans un milieu extra-empirique.  La notion de mana se pose donc comme une énergie cachée susceptible d’être appropriée. En suscitant des réseaux de sens, elle met en relation le  visible avec l’invisible sur les divers plans symboliques. En ce sens, elle  permet de déchiffrer le rapport de la finitude humaine à l’infinité comme s’inscrivant dans un système symbolique : en attribuant simultanément des  qualités diverses à ce qui relève de la finitude humaine et à ce qui la dépasse,  elle les « sépare », et les « unit » dans un cadre déterminé et les fait entrer  dans « un jeu de jugements de valeur » ; en traduisant les émotions et  les affects humains ressentis vis-à-vis de cette finitude en référence de ce  qui la transcende, elle produit un état de mal et un état de salut dans leur opposition symétrique.
*Henri Hubert et Marcel Mauss, « Esquisse d’une théorie générale de la magie », (1902-1903), 
in Sociologie et anthropologie, Paris, PUF, 1999, p. 105.
– Park Jung Ho, Du mana au salut religieux par la transformation du don, Durkheim, Mauss et Weber, Revue du Mauss,  p.11 [lien]


Et Frazer :
Homoeopathic Magic, is a mistaken association of ideas; its physical basis, if we may speak of such a thing, like the physical basis of Homoeopathic Magic, is a material medium of some sort which, like the ether of modern physics, is assumed to unite distant objects and to convey impressions from one to the other. The most familiar example of Contagious Magic is the magical sympathy which is supposed to exist between a man and any severed portion of his person, as his hair or nails; so that whoever gets possession of human hair or nails may work his will, at any distance, upon the person from whom they were cut. This superstition is world-wide; instances of it in regard to hair and nails will be noticed later on in this work. 
– James G. Frazer, The Golden Bough.

On compare l’éther, le truc vrai, avec le mana, le truc faux. N’est-ce pas l’aveu qu’on trouvait là une pensée réellement scientifique ? Ou alors que notre science pensait magiquement ?

L'éther et la matière noire sont des concepts-Atlas, si on les enlève, notre ciel s'effondre.

Oh bien sûr, la position de Frazer, qui voit la magie comme une forme primitive de science a ses tares aussi, mais passons. Et d’ailleur profitons en pour mettre au point un truc : le mana n’est PAS pour les peuples mélanésiens une sorte de force invisible qui baignerait le monde. Ils disent que leurs rituels sont mana, que leurs filets de pêche sont mana, que leur bateaux sont mana, alors l’anthropologue conclut qu’il baigne dans une pensée magique complète, incapable de s’imaginer le fonctionnement de son filet sans magie. Alors que c’est faux. Le terme «Mana» recouvre simplement l’efficacité. Tout ce que dit l’indigène c’est que le soleil fonctionne, que le filet fonctionne, que les bateaux fonctionnent... Et que ses rituels fonctionnent. Simplement, donc, qu’il place tout cela sur le même plan d’efficacité. Et c’est bien normal, après tout, s’il ne croyait pas ses rituels efficaces, les ferait-il ?

Positivisme.

Cependant, malgré l’aspect laborieux de ces échaffaudages la science méprise tout ce qui n’est pas elle-même, de même que Twilight Sparkle rechignait à reconnaître le bien-fondé des prémonitions de son amie. (morale de l'épisode : faire confiance à ses amis même s'ils sont cinglés)
Attention : je ne dis pas que la science est pourrie parce qu’elle tatonne. C’est normal. Je dis que la science est pourrie quand elle va juqu’à refouler tout ce qui a conduit à la créer. Elle se retourne sur ce qu’elle était et se vomit dessus de mépris. La magie pense comme elle ? Voire plus, la science pense magiquement ? Bof, impossible nous avons des mathématiques et des résultats. Et quand je dis refouler ça y va à la pelle.
Copernic était un moine, on s’en souvient. De même que Galilée était chrétien. Néanmoins on ne le rappelle que pour souligner la méchanceté de l’Inquisition type «oh les cons, ils attaquent leurs propres fidèles alors même qu’il aurait fallu évoluer !». On ne présente pas Galilée comme un chrétien, mais bien commme le type du chrétien catholique moderne qui arrive à concilier science et ordres de l’Eglise. Pareil, qui se souvient que Copernic inscrivait que le soleil devait être placé au centre du monde parce qu’il était «l’image vivante de la divinité» ?
Giordano Bruno était brûlé à Rome en 1600. En même temps, il l’a bien cherché, sa défense était une parodie de l’Apologie de Socrate, réclamant d’être nourri aux frais de la Cité jusqu’à sa mort. On se rappelle qu’il soutenait la rotation de la terre, de même que la pluralité des mondes. Néanmoins, son raisonnement était que la puissance de Dieu étant infinie, le monde devait être infini également. Aussi chaque étoile apperçue dans le ciel devait être un soleil identique au nôtre, avec ses divers mondes tournoyant autour... De même pour Bruno, il n’est pour la science qu’un alibi. On ne rappellera pas ses côtés les plus ésotériques, sa théorie sur le fait que les dieux égyptiens seraient des cristallisations de facettes de l’âme qui pourraient ordonner nos pensées.
Amusant, puisqu’il se trouve que c’est sans doute très proche de la vision des théologiens égyptiens, qui utilisaient les dieux pour classifier le monde, ainsi quand on disait d’un énervé qu’il avait «seth en lui» ce n’est pas pour dire qu’'il est possédé par le meurtrier d’Osiris, mais bien qu’il est énervé. C’est une figure de style, ainsi qu'on dirait d'untel qu'il a "le diable au corps" sans pour autant évoquer une possession en bonne et due forme. Le panthéon égyptien fait donc figure d’un répertoire de concepts, en plus d’être des protagonistes de diverses histoires. Les mythes sont des affrontements de concepts. Ce qui explique sans doute qu'une fois le langage abstrait de la philosophie grecque parfaitement répandu dans le royaume de Pharaon, les dieux devinrent un vocabulaire désuet. Exprimer l'abstrait se faisait plus efficacement avec des mots.

Scientifique ou magicien ?
«Newton n’était pas le premier au siècle de la Raison, il était le dernier du siècle des Magiciens, le dernier des Babyloniens et des Sumériens, le dernier grand esprit qui perçait le monde du visible et de la pensée avec les mêmes yeux que ceux qui commencèrent à édifier notre patrimoine intellectuel il y a un peu moins de 10000 ans.»
John Keynes
Qui rappellera que Newton faisait de l’alchimie ?.. Là, c’est intéréssant parce que plus proche de nous. Et accablant. On ne peut pas citer les trvaux d’optique, de physique de Newton sans parler de l’alchimie qu’il a pourtant pratiquée jusqu’à la fin de sa vie. En contraste, ses grandes découvertes sur la nature de la gravitation et de l’optique étaient toutes pliées entre 20 et 25 ans (même s’il mit plus longtemps pour publier).
Aussi vous pouvez pratiquer le test Newton, regardez comment ils abordent son étude de l’alchimie. Demandez à votre prof de physique, ça peut être marrant. Quelle sera sa réponse ?
  1. «C’était un passe-temps» le mec ne s’est pas renseigné. Si remplir trois malles de papier gribouillé par mois pendant trente ans est un passe-temps, ouais.
  2. «La chimie n’existait pas encore vraiment. Puisqu’il n’existait que l’alchimie pour rendre compte des transformations de la matière il était normal qu’il la pratique, comme de nombreux esprits de son temps. C’était une forme de chimie primitive.»
  3. «Les expériences sont décrites dans un baratin incroyablement farfelu, mais elles fonctionnent, on peut les refaire. Ca a donc réellement fait progresser la science, simplement c’était encore entiché d’une symbolique énorme et difficile pour nous à saisir.» Alors dans ce cas c’est tout à fait vrai, et ça montre que votre bonhomme s’est un peu renseigné. Sans entrer dans les détails, on parlait par exemple d’ «ouvrir le ventre de Saturne» pour dire «voilà ce qu’on obtient en observant cette mixture de plomb» ou un truc du genre, saturne étant associé au plomb, encore aujourd’hui lorsqu’on parle de Saturnisme. C’était juste un jargon un peu spécialisé et ésotérique mais qui renvoyait à tout autant de réalité que vos équations couvertes de sigles latins désignant les divers composés chimiques. Difficile de se scandaliser qu’ils désignent cela par des noms de dieux, surtout quand un bon bout du tableau de Mendeleiev doit son nom à des êtres mythologiques : Uranium, Tantale, Neptunium, Plutonium, Mercure, Titane (pout titans), Vanadium (de Vanadis, divinité scandinave de l’amour et de la beauté), Thorium (de Thor, dieu de la foudre, puisqu’il émet des étincelles quand il est frappé), Palladium (de Pallas, attribut d’Athéna)

Matière Noire = le nouvel éther ?


Regardez aujourd’hui. Des cosmologistes se sont aperçus que POUF y’a des galaxies qui tournent trop ou pas assez vite. Situation au CNRS :
«Que fait-on, Bob ? On suppose qu’Einstein et donc peut-être Newton, et donc peut-être Galilée, avai(en)t tort ?
- Non, parbleu, Patrick, vous n’y pensez pas. Saint Einstein, Saint Newton et Saint Galilée, pas possible. N’importe quoi. Eux, tort. De quoi on aurait l’air, hein ? On n’a qu’à dire qu’elle tourne à la bonne vitesse (ça tombe bien) mais que simplement elle est plus massive qu’elle en a l’air. C’est les rayures verticales. Ca mincit. Donc y’a juste une grosse quantité de...truc autour.
- Mais Bob, pourquoi on la voit pas ?
- Ben c’est parce qu’elle est noire. Du coup on la voit pas.
- Mais si c’est de la matière, à force d’être chauffée par les étoiles alentours elle devrait émettre un rayonnement, non ?
- Ben, c’est qu’elle est froide. Du coup elle émet pas de rayonnement.
- Mais vous êtes sûr que c’est de la matière ? Parce qu’avec toutes ces exceptions...
- Ben oui, ça me fait chier d’inventer une nouvelle théorie, déjà qu'on n'a pas trouvé le Boson de Higgs.
- Oh, j'ai peur, Bob.
- Viens dans mes bras. Là, c'est fini.»

«Et l’oscar du chiffre le plus tiré à la louche de son chapeau au pif est attribué ààààààà....»

(Non sérieux, si vous savez d'où vient le CHIFFRE de 95% au-delà de nous appeler à l'humilité devant la puissance infinie de l'infini infini, n'hésitez pas à vous manifester)
Mais remarquez néanmoins que personne ne semble faire le lien avec l'éther, précédent trou dans la théorie, et continue à s'obstiner plutôt que de repenser entièrement leurs équations (je déconne, on croule sous les théories alternatives, mais dans le mainstream on balbutie les mêmes excuses. Mais dès qu'il faut triturer la théorie pour la faire coller au faits, elle est où l'objectivité de la physique ?).
Nous n'apprenons pas de nos erreurs.


Bref, vous voyez bien que la science et la magie sont si proche qu’il sera toujours difficile de discernr Science-fiction et fantasy, mais pas du fait des auteurs ou de la matière, mais bien de notre monde, ou plutôt de la façon dont on le comprend.
Pour comprendre notre monde, nous édifions des concepts, qu’on classe dans la science ou la magie, c’est selon, mais parfois simplement parce que c’est plus gracieux qu’une pancarte «j’y pige que dalle» c.f. matière noire. Et ces concepts étant fluctuants on ne sait pas toujours ce qui est possible ou non dans notre monde.
Donc une licorne, un vaisseau spatial et des télépathes peuvent bien se côtoyer sans que vous ne trouviez où les classer.
Et Doctor Who a bien compris cela, eux qui hébergent des dieux, des demi-dieux, des dinosaures, des aliens, des télépathes, du voyage dans le temps, des trous noirs, Satan, Satan dans un trou noir, Satan dans un trou noir en feu avec serpent à la rose...
Et en chacun de nous sommeille un homme des cavernes fatigué, qui préférerait bien que le monde soit magique et fonctionne plutôt que rationnel et hostile.
Et qui crie "magique !" sur ce qu'il ne veut pas comprendre.

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Est-il utile que tu m'apprennes cela ?
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- une poétesse victorienne moraliste, à peu près.