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vendredi 20 avril 2012

Critique : Okhéania t.1 Le Tsunami

AVANT PROPOS : On m'a offert Okhéania. J'ai detesté. On se foutait de ma gueule. On m'avait donné ça comme un cadeau.
Pourquoi tant de haine ? Parce que ces BDs sont nocives et que je hais les mauvaises histoires. Des histoires peuvent faire rire, pleurer, mais celle-ci ne m'a fait que rager, parce qu'elle est nulle et incohérente et que Corbeyran est visiblement une feignasse qui ne prend pas à coeur de faire des histoires cohérentes. On me dira "c'est pour les enfants, tu t'excites pour rien" .Navré. J'ai plus de respect pour les enfants que les auteurs apparemment, vu qu'ils leur balancent un scénario aussi merdique sans sourciller.
Les enfants méritent mieux que ça.

Si Corbeyran, un de ses fans ou une âme généreuse veut le défendre, qu'il le fasse, j'accepterai les réponses à mes objections, ce qui n'expliquera toujours pas pourquoi elles n'auront pas été incorporées dans le récit. N'hésitez pas à pointer les fautes d'orthographe aussi, y'en a plein mais je les retrouve plus, je suis trop en mode berserk.
Si vous voulez toujours lire ce tissu de haine, c'est parti.
Sinon j'adore l'Odieux Connard et Atop The Fourth Wall (AT4W) “Where bad comics burn" et ça se voit.
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Une des pires BDs que j'ai jamais lue. Certains diront, oh, mais non le dessin est bien.
Non, il n'est pas bien. Le but du dessin c'est de communiquer. Picard a fait bien mieux, depuis. Elle gâche de la force de travail pour une histoire de merde, c'est tout. Elle pourrait raconter de meilleures choses.
D'ailleurs, mon ressenti avec le dessin, c'était "orf, c'est un peu un style "apprenez à dessiner les mangas" avec des couleurs sympas". Et j'avoue, ce que je privilégiais c'était les couleurs et les décors, bien que je trouve le dessin d'Alice Picard plus puissant en noir/blanc, les couleurs  finissant par lui bouffer le trait. D'ailleurs regardez, on se dit c'est beau :



…Mais sitot qu'on enlève les couleurs et le décor (enlevez par la pensée les quelques couches de gris qui subsistent) on se retrouve avec un dirigeable et quatre feuilles, donc une dizaine de traits. Pourquoi enlever les couleurs&décors dès lors ? Hé bien, parce que si j'ouvre la BD :

Couleurs : Elsa Brants
Décors : Guillaume Lapeyre

Donc, si la seule chose que je trouve bien n'a pas été faite par les deux gus qui ont leur nom sur la couverture, il y a de quoi se demander. Picard au dessin, Corbeyran au scénario. Scénario ? Justement, l'histoire, par pitié, l'histoire… Mais racontons plutôt. Alerte spoilers !

Je me demande ce que mangent ces oiseaux. Des feuilles ?



Le pitch de base : imaginez Okhéania une planète verte puisque recouverte d'un océan… De feuilles. De feuilles d'arbres oui. Qui recouvrent toute la planète. Et ça "forme une mer qui a ses vents, ses embruns, ses remous, ses courants". Les gens vivent sur des "bateaux"et se déplacent à sa surface. Déjà là je tique, mais je tique tellement, j'ai la moitié gauche du visage qui convulse, je frémis l'hémiplégie, mais passons.
Quelque part. Exactement pareil que partout ailleurs. Quel monde palpitant.

L'histoire commence donc, "quelque part sur Okhéania". Très précis. En même temps si y'a que des feuilles sur toute la terre, tu m'étonnes qu'on n'ait pas de points de repères.
On découvre Jasper et Jon qui, glissent sur les vagues végétales, surfant sur la chlorophylle au moyen de planches de surf (qui s'appelent en fait des "surf'ace", abattez-moi, par pitié). L'océan est vert à perte de vue, et ils s'amusent à cabrioler. Jon tombe, Jasper le rattrape et le remet sur sa planche en lui disant, attention, un pas en biais, tu disparais à jamais dans les entrailles d'Okhéania, hihihi, et on te reverra plus jamais. Ce qu'on rigole.

"On s'est quand même beaucoup éloignés, je ne vois plus le Vagabond...
– Vasy nique ta mère. C'est sur ce rafiot qu'on naît c'est sur ce rafiot qu'on meurt, entre deux on a le droit de s'amuser un peu. Et pis c'est pas comme si on est perdu, on a nos bipeurs."
 Bipeurs : je suppose qu'il s'agit d'un appareil émetteur vu le contexte. Mais s'agit-il d'une balise GPS qui permet de vous retrouver ou plutôt d'une boussole qui vous dit où est votre navire ? Je pense que c'est la deuxième solution parce que si c'était bien une balise GPS on aurait espoir de retrouver Jon et Jasper sans aucun souci.

"Ouais mais en cas de gros temps, les bipeurs peuvent se brouiller" et d'ailleurs y'a un méga gros temps qui arrive à l'horizon, du lourd.
Des nuages. Est-ce qu'ils proviennent exclusivement de l'évaporation émanant des feuilles ? Parce que du coup, ça voudrait dire qu'elles doivent se dessécher. Et donc devenir brunes, tomber en poussières, etc.

En plus une espèce d'hélicoptère Steampunk - un patrouilleur - leur passe dessus et leur annonce que coucou les petits gars, un tsunami arrive, courez pour vos vies, lololol.
Là, ils se redressent et foncent en direction de leur navire. Navire qu'ils ne voient plus, je le rappelle, ils ont un super sens de l'orientation, dîtes donc, avec ces bipeurs. "Nan mais je me rappelle c'est à gauche après cette feuille".
Ils arrivent à distancer quelque peu la vague immense (environ cent mètres à vue de nez, je ne déconne pas) avec leurs planches , mais finalement, ils se prennent le sommet de la vague dans le dos parce qu'ils n'ont pas réussi à s'éloigner assez. Là, ça les renverse à peine de leur planche, et encore. La vague, elle a l'air de deux pelletées de feuilles mortes et c'est tout, fini le tsunami d'un kilomètre de la page précédente.
Jasper tient bon sur sa planche avec son chapeau ridicule, par contre Jon tombe dans l'océa…Dans le tas de feuilles mortes (oui c'est moins classe) et est petit à petit aspiré vers le fond, il s'enfonce sans que Jasper ne puisse rien faire d'autre que tendre la main en vain. Jasper se prend une autre vague et s'évanouit. Fondu au noir.
Sans déconner, le tsunami pas de soucis, mais trois grammes de feuille, ça l'assome ? On le voit même pas se cogner la tête.


Non, déjà là j'en peux plus, je craque, l'incohérence me submerge. Profitons de l'inconscience du héros pour préciser l'inconscience du scénariste.

1) L'Océan vert c'est de la merde comme concept. De la grosse merde. Tellement de la merde que je l'air probablement utilisé dans une rédaction quand j'avais 11 ans.  On te balance ça pour faire genre hihihi c'est écologique, tsé, c'est VERT, mais c'est complètement STUPIDE. Les feuilles à l'air libre devraient sécher et prendre des tons Bruns ou rouge, mais pas du VERT. En outre, vu la quantité de feuille soit a) elle sèche et tombe en poussière du coup, moyen l'océan soit b) entassées et humides les feuilles commencent à se décomposer et donc t'as plutôt un océan de compost. 
Mais tout le monde s'en fout tant que c'est VEEEERT, tout va bien, c'est beau la nature. Déjà qu'on prend le mot Okhéania parce que ça ressemble à Océan, c'est pitoyable.

2) COMMENT ces surfs tiennent ? Je veux qu'on m'explique. Sur l'eau, d'accord c'est la poussée d'Archimède. Est-ce que la poussée d'Archimède fonctionne avec un tas de feuilles ? Hmm, sûrement pas. Jetez vous dans une piscine pleine de feuilles (mortes ou encore fraiches) avec un surf et essayez de tenir pour voir. Ben ça marche pas. Vous vous enfoncez. Pourtant ils y arrivent. Ce qui soulève un autre point.

3) COMMENT CES SURFS SONT PROPULSÉS BORDEL ? Ils sont au milieu de RIEN. Ils sont partis de leur navire pour se retrouver au milieu de rien. Je ne connais pas la taille de la planète, mais sincèrement : pour te retrouver, en mer, au moment où tu ne vois plus ton navire tu t'es quand même éloigné de plusieurs kilomètres. Et encore, là c'est des navires Mégazorgs de 50m de haut Steampunk avec des pattes, ils sont super loin. Comment ils se sont éloignés à ce point ? Ils ont nagé ? Ils se sont servi des vagues qui allaient heureusement dans le bon sens ? D'ailleurs, les vagues…

4) Comment un tsunami peut se former dans des feuilles ? CE N'EST PAS UN FLUIDE. Ca ne peut pas communiquer les forces ou les chocs sismiques comme de l'eau, tout au plus elles peuvent se rouler dessus les unes sur les autres sous la force du vent, mais pas faire des vagues
Là on me dira que je suis méchant, que c'est un monde parallèle et fictif que les lois de la nature sont peut-être différentes, soit. Sauf qu'on va établir une bonne fois pour toute une règle, de moi, pour les histoires fantastiques parce que je sens qu'on va devoir la réutiliser.

RÈGLE N°1 : Si on ne dit rien sur les caractéristiques de quelque chose qui existe dans notre monde on doit en déduire qu'il se comporte exactement de la même façon que dans notre monde.

Si je montre un type qui poste une lettre dans une boite métallique tout le monde pensera qu'il l'a postée, qu'un facteur va venir la récupérer et la distribuer, pas qu'il l'a envoyée dans la gueule d'un démon qui va la téléporter à l'autre bout du royaume. Si je dessine un mec qui tombe d'un immeuble, fonce super vite, a les vêtements qui volent au vent mais parvient néanmoins à atterrir sans peine je ne peux pas dire "oui mais non, en fait c'est parce que mon monde n'a pas d'inertie, donc il accumule pas d'energie en tombant" si je ne l'ai pas expliqué avant, ce serait du foutage de gueule.
Dans ce cas là vous me direz que peut-être les feuilles se comportent comme un liquide (même si je ne vois pas comment. Et ne dîtes pas "c'est magique") et cela permet donc que des vagues se forment.
Toutefois si la mer est bien liquide alors…

5) …Comment se fait-il que Jon ne puisse pas nager ? Il devrait pouvoir faire la planche, ou battre des bras pour se maintenir à flot, mais non ! Trois secondes et il sombre.

Quelle scène tragique. Notez les proportions des mains. Dessin magnifique on vous dit.

Raaaaaah, j'ai déjà mal au cerveau, et je lis depuis cinq minutes à peine.

Suivons donc Jasper, ce personnage creux et stupide, il se réveille dans un environnement inconnu, à savoir le Poséidon, un navire. Jon ? Non, Jon n'est pas là. Bon il a du sortir. Ah non, la porte est fermée. Oh zut, il est enfermé. Il casse une barre de fer, ouvre le hublot et se met à escalader la paroi du vaisseau grotesque où il se trouve, un oeuf kinder rouge géant avec des tentacules pour se mouvoir.... C'est parfaitement logique.
Il manque de tomber, mais son pantalon s'accroche à un crochet qui dépasse (hihihi) et il se retrouve pendu par le cul à côté d'une fenêtre.

Le vaisseau dans lequel Jasper se réveille. Pas une blague.

Pendant ce temps deux méchants, le méchant-méchant (le cerveau de l'opération, une femme d'ailleurs) et le méchant-mou (celui qui se laisse faire mais qui est pas méchant) discutent de leurs plans machiavéliques sur le thème de "OHLALA QUAND JE PENSE QUE CECI VIENT D'ARRIVER ET QUE JE RESSENS LE BESOIN DE RÉCAPITULER TOUS LES ÉVÈNEMENTS ET D'EVOQUER EN TERMES CLAIR QUI EST QUI AINSI QUE NOS RAPPORTS DE FORCE".


Il y a donc a) le capitaine, seul maître à bord, normalement et b) la méchante, qui a plus de pouvoir que lui puisqu'elle agit au nom de "l'Imperator" qui a l'air de faire peur à tout le monde. Et ils cherchent un dirigeable nommé le Koala en se disputant pour savoir s'il est tombé devant ou derrière eux.
Le capitaine et la méchante finissent par s'en aller. Jasper entre par la fenêtre et se dit : oui, regardons dans le journal de bord, je verrai si Jon s'est fait repêcher ! Il le trouve et se voit mentionner dedans comme ayant été repêché par un patrouilleur.  Et Jon alors ? Oh, ce n'est pas mis dedans, oh ben alors que s'est-il passé.

"Inconscient sur sa planche"


Soulevons deux points et demi supplémentaires :
5.1) Si Jasper était inconscient comment a-t-il pu rester sur sa planche sans glisser dans la mer, alors même qu'on voit clairement que Jon s'est enfoncé dans l'onde en trois secondes ?

6) MAIS T'ES CON OU QUOI, TU L'AS VU SOMBRER TOI-MÊME pourquoi tu te demandes si le mec a réussi à le repêcher ?
7) DE PLUS, il n'y avait AUCUN patrouilleur jusqu'à l'horizon, donc il a mis un certain temps pour lui parvenir. Racontez-moi comment Jasper, inconscient, a réussi à tenir sur sa planche le temps nécéssaire, sans couler dans le tapis végétal.
Ou plutôt si, il y avait un patrouilleur, celui qui les a averti du Tsunami. Dans ce cas, pourquoi celui-ci ne les a-t-il pas récupérés ? Il ne s'est pas dit, tiens, des mecs à 10km de leur navire, et un tsunami qui leur fonce dessus je vais les repêcher, vu qu'apparemment ça peut se faire ? Dans un monde recouvert d'un tapis de feuilles mangeur d'hommes, y'aurait pas un code de solidarité, quelque chose comme ça ?

Bon, Jasper s'enfuit dans le navire et se fait repérer, on le prend pour un espion. Une scène de course poursuite ridicule. Mais ridicule. Il trouve une sorte de palette à roulettes, saute dessus et se met à faire du SKAÏTE. OUI DU SKATE. Parce que Jasper il est trop cool, il fait du surf et du skate, tu vois et il tue les méchants avec, lol. Il atteint une vitesse de pointe de 40km/h sans faire absolument rien d'autre que rester debout dessus (c'est comme son surf, c'est magique, j'imagine). Tout le monde crie "attrapez-le" et lui il esquive des coups de rouleau à patisserie.


Sérieusement Corbeyran ? Tu trouves ça drôle ? Ha. Ha. Ha. Rouleau à pâtisserie. Cinq cases d'un mec avec un rouleau à pâtisserie qui essaie de lui taper dessus.
Finalement il se fait arrêter par un sac de grain. Cinq pages inutiles et pas intéressantes. Merci pour la scène d'action.
Discussion palpitante entre la méchante et le méchant-mou, qui arrête pas de dire des trucs comme "je suis occupé". On lui dit qu'on a attrapé le prisonnier qui tentait de s'échapper (D'ailleurs, pour aller où, Jasper ? Je vous rappelle qu'il est sur un bateau et qu'on NE PEUT PAS NAGER dans les feuilles) il dit de le foutre aux cuisines ou je sais pas où. La méchante, par contre est persuadée que c'est un espion ! Elle est interrompue par l'arrivée d'un navire, qu'ils vont devoir accoster, parce que c'est la tradition.

Les réactions des deux navires. Ami ou ennemi ? Hum, est-ce que c'est parce qu'il est rouge, tentaculaire et couvert de canons que tu te poses la question ?

"Tuez-les tous"

Donc on est obligé de l'aborder parce que "c'est la tradition". Ben zut.
Sérieusement ? Ils n'y a rien jusqu'à l'horizon, et ils arrivent à se faire SURPRENDRE par l'arrivée d'un navire ? Mais ils sont cons ou quoi ? Personne regarde la mer à part les capitaines ? Je veux dire, y'avait pas moyen de le contourner ?
Et devinez quel navire c'est. Oh, tout juste ! Le Vagabond ! Le navire de Jasper et Jon, quel coïncidence. Conformément à la tradition de deux navires qui se rencontrent, ils arriment leurs ponts ensemble et font la fête, parce que c'est pas tous les jours qu'on trouve des copains. Ca fait chier la méchante, parce que bon, les fêtes c'est nul, et personne m'invite à danser aux slows d'abord.
Il convient peut-être de dire un mot des navires, de la vie sur Okhéania, et tout ça. Ca tombe bien parce qu'il y a un dossier prétentieux à la fin, avec des croquis, pour t'expliquer des points supplémentaires de la vie sur Okhéania et te montrer à quel point cet univers est riche et développé. Non, mais sans déconner, le mec te raconte du rien pendant 80 pages et il pense que t'en veux encore, que tu raffoles de connaître mieux ce monde. Y'en a qui se prennent pour George Lucas, tout de suite. Qu'on fasse un livre entier sur les vaisseaux de Star Wars, je comprends. Cinq pages sur Okhéania, non c'est nul. Mais dis moi, est-ce que t'aurais pas pu le raconter PENDANT TON HISTOIRE plutôt que de coller cinq pages de texte/croquis derrière ?
 RÈGLE N°2 : si tu n'as pas réussi à l'évoquer pendant que tu racontais, c'est que ça ne servait à rien pour le récit.
Mais attaquons plutôt le contenu de ce dossier si précieux. Je ne mets pas les croquis, mais je recopie juste les textes :
Construction, reconstruction.
Une fois le cadre posé il vous reste à imaginer comment se déroule la vie à la surface de la planète. Comment se déplace-t-on ? Se nourrit-on ? Quelle culture s'y développe ?
Non, PALTOQUET, c'est À TOI de l'imaginer. À TOI ! TU ES LE SCÉNARISTE ! C'EST À TOI DE L'INVENTER BORDEL, PAS À NOUS DE NOUS "IMAGINER" EN BRODANT SUR UN CONCEPT INCOHÉRENT.
Je veux dire quelles sont leurs sources de nourriture ? D'énergie ? Comment volent ces hélicoptères ? A partir de quoi ils fabriquent leurs navires - composés à 90% de métal - dans un monde entièrement couvert de FEUILLES ? Rien de tout ça n'est expliqué.
C'est alors qu'il faut se mettre à construire ou plutôt à reconstruire, toute un civilisation à partir d'éléments que tout le monde connait déjà. Prenons l'exemple du bateau. En toute logique, un navire traditionnel ne peut pas "flotter" et encore moins "naviguer" sur un tapis végétal.
Donc, je résume. Un navire traditionnel ne peut pas flotter sur des feuilles. Soit.
Par contre
a) Une PLANCHE DE SURF de trente centimètres de large peut parfaitement flotter.
b) Un OEUF KINDER AVEC DES TENTACULES aussi.

Putain mais ça me rend dingue de prendre les gens pour des cons à ce point.
A moins que le navire en question ne possède une soufflerie titanesque qui le propulserait ou bien des pattes qui le maintiendraient en mouvement perpétuel ou encore des voiles qui seraient pratiquement des ailes. Vous m'avez compris. Il ne faut pas avoir peur d'inventer, de combiener certains éléments entre eux, de les rendre hybrides, effrayants, improbables ou amusants.
"Le Steampunk c'est trop cool, tsé - je viens de voir un Miyazaki, là, le chateau ambulant dans le ciel ou je sais pas quoi, alors on fait n'importe quoi, on fout des tuyaux, des boulons, des écrous, des pattes, des articulations et des poulies partout. Et des dirigeables"
Ainsi sont nées ces véritables villes errantes qui sillonnent la canopée. Vous les voyez ces énormes vaisseaux qui progressent lentement sans jamais faire escale à la surface d'Okhéania ?
Ce qui aborde une autre question :

8) POURQUOI ILS SE DÉPLACENT ? Le Poséidon c'est pour retrouver la princesse, d'accord, mais le Vagabond ? Qu'est-ce qui les pousse à se déplacer sur un océan végétal parfaitement identique où qu'on soit ? Les feuilles sont toujours plus vertes dans le pré d'à côté ? Ils cherchent à se diriger vers les nuages pour pouvoir en recueillir la pluie pour avoir de l'eau potable ? Pour suivre le cycle des saisons et échapper à des températures trop basses ? J'ai plusieurs théories, aucune n'est invoquée. Tout le monde dit que "le monde se développe dans les tomes suivants". Ha. Haha. Bien sûr.

Poursuivons l'histoire, on finira le dossier plus tard.
Les vaisseaux en train de copuler.
Pendant que tout le monde fait la fête. Le grand père de Jasper et la mère de Jon discutent genre
"Oh mon dieu, ça fait trois jours qu'ils sont partis, ils donnent pas de nouvelles, que leur est-il arrivé
– bah t'inquiètes, il doivent juste surfer… En… Euh… En mangeant des feuilles, j'imagine, vu que y'a rien d'autre mais bon.
– Oh, moi qui ai promis à ses parents de veiller sur Jasper, je vois que j'en suis incapable"

Tiens les parents du héros seraient morts ? Comme c'est original. Laissez-moi deviner, un de ces parents est tombé dans la mer et on l'a jamais revu mais on le reverra plus loin dans la série ? Que ce serait original.

Retour à la méchante qui décide d'aller torturer Jasper. Elle prend une seringue avec un sérum de vérité et l'enjoint à lui avouer pour qui il travaille. "– Mais non je suis qu'un enfant ! – Tu parles ! Je suis certaine que ton plan machiavélique était de rester évanoui sur une planche au milieu de l'océan en attendant qu'un de nos patrouilleurs ne passe par hasard et te récupère !"
[Point en passant, donc : 9) Pourquoi elle penserait que c'est un espion ? Ils sont tombés dessus par hasard, il s'est pas inflitré sur le Poséidon. Il sort de la cabine du capitaine, c'est le seul indice.]

Elle est interrompue par le capitaine bourré qui entre dans la pièce et dis,

"– Vasy c'est la fête, rejoins-nous. 
– Je peux pas là, je torture un gosse et d'abord t'es ivre
– Je suis pas ivre, je profite de la vie, dit le capitaine bourré en lui caressant les cheveux.
– Bas les pattes !" et elle lui balance un coup de poing, renversant sa bouteille de vin avant de s'en aller. Dieu ce qu'elle est féministe et jolie, se plaint le capitaine, désolé qu'un mal aille toujours avec un bien. Et elle emporte sa seringue, j'imagine, puisqu'elle renonce à interroger Jasper.

Là, le capitaine fait le truc le plus con possible, mais qui a le plus fait avancer l'histoire : il se met à raconter sa vie et sa mission top secrète au gosse. Long story short, la princesse, fille de l'imperator s'est faite kidnapper par des terroristes qui se sont enfui en dirigeable. La méchante a donc réquisitionné le vaisseau du capitaine méchant-mou (et alcoolique) pour les pourchasser. Au cours de la poursuite, ils ont manqué de les descendre et ont abîmé la toile de l'aéronef, baptisé le Koala (on n'avait pas assez de trucs kawaï). Il s'est écrasé et ils l'ont perdu de vue (dans un monde couvert de FEUILLES à perte de vue et donc parfaitement plat, ils sont sacrément champions).
MISSION ULTRASECRÉTE, hein, je te dis MAIS TU LE RÉPÈTES PAS !
"– On croise les doigts pour qu'elle soit toujours vivante…
– Vous voulez dire qu'il reste un espoir ?
– Un espoir ? J'espère bien qu'il reste davantage qu'un espoir ! On va la retrouver on doit la retrouver ! Si la princesse est perdue… Mon vaisseau est perdu ! Et moi je suis perdu aussi !
–Non parce que je veux dire, tout le monde sait que quand on disparait dans les entrailles d'Okhéania c'est POUR TOUJOURS vous comprenez, je veux dire mon meilleur pote, Jon, il est mort à la douzième planche du coup, ce serait pas du tout le scénariste qui introduit un faux suspense, ce serait impossible pas vrai ?
– Non mon petit, le scénariste est démoniaque. Les entrailles d'Okhéania ne sont pas que ténèbres et agonies, elles sont habitées. HAHAHA Je me moque de ton ignorance. HAHAHA."
Bon, suite de dialogue authentique,  écoutez bien :
"Vous me garantissez qu'il est possible de vivre sous la surface d'Okhéania ?, demande Jasper.
– Bien entendu mais peu de gens le savent… C'est bien pratique… L'ignorance du plus grand nombre assure le pouvoir de quelques-uns !"
Ils sont interrompus par quelqu'un qui vient dire au capitaine que le capitaine du Vagabond voudrait trinquer avec lui.
"Le Vagabond, vous avez bien dit le Vagabond ?" s'exclame Jasper "C'est chez moi ! Laissez moi rentrer chez moi ! Ouin ouin ouin.
–Navré petit, je peux te raconter ma mission ultrasecrète, mais pas te laisser sortir. A plus !" Et il se casse.

Je. Pète. Littéralement. Un. Plomb.

10) Mission ultrasecrète. ALORS POURQUOI TU LA RACONTES A UN SALE GOSSE ?! Le fait que les profondeurs d'okhéania sont habitées est un secret qui assure la domination du plus petit nombre sur le reste. ALORS POURQUOI TU LE RACONTES A UN SALE GOSSE ?!

11) Regardez à nouveau cette scène ! REGARDEZ-LA !

"LE DIRIGEABLE S'EST PERDU CORPS ET BIENS AVEC TOUT SON EQUIPAGE DANS LES PROFONDEURS D'OKHEANIA"
Si il SAIT qu'il est possible de vivre en-dessous pourquoi dit-il que le Koala est PERDU ?!
Pourquoi le voit-on APRÈS dire qu'il faut absolument retrouver la princesse après avoir enjoint à CESSER LES RECHERCHES ?
Et elle, ne devrait-elle pas savoir que l'intérieur de la planète est habitable ? Si les classes dirigeants savent que les profondeurs sont habitées, la déléguée de l'Imperator ne devrait pas le savoir ? Si elle ne le sait pas ça veut dire que quelqu'un au-dessus de lui le dirige sans le savoir, et donc que sa théorie sur "ça permet de contrôler les gens de les laisser dans l'ignorance" serait complètement inepte. D'ailleurs…

12) En quoi est-ce que ça aide les dirigeants de cacher aux gens qu'on peut vivre sous la surface ? Tout ce que ça fait, c'est bazarder les gens aux quatre coins du monde sur des navires mouvants, ET DONC les rendre plus difficilement contrôlables que s'ils étaient sur le sol.

13) Si il sait que le dirigeable peut être retrouvé sous la surface, pourquoi ne cherchent-ils pas sous la surface ? Pourquoi n'ont ils pas de sous-marins ou d'excavatrices ? Ou des nacelles suspendues à des cordes, ou N'IMPORTE QUOI D'AUTRE QU'ON A UTILISÉ POUR EXPLORER LES OCÉANS.


AAAAAAAAAHHHHRGHGHH !
 ENTENDEZ CA MORTELS SCENARISTES DU DIABLE, C'EST LE SON DE MA FUREUR QUI REMONTE LE COURS DU TEMPS POUR VOUS DONNER DES HEMORROIDES, BORDEL !

Ce personnage est incohérent, incohérent. On sent que c'est le connard qui va faire des retournements de situations à la con, typiquement devenir gentil, puis trahir le gentil, puis trahir les méchants, puis… Enfin, vous m'avez compris. Ne me dîtes pas que c'est parce qu'il est ivre, il l'est tout le temps.

Reprenons le dossier à la fin de la BD. Après tout, la configuration politique du monde semble importante, puisqu'on parle de l'imperator, et tout ça...
Le silence et la paix.
Imaginez maintenant la vie à bord de ces vaisseaux.
On en a déjà parlé Corbeyran, réfléchis un peu et arrête de nous confier ton travail, c'est pas à nous d'imaginer c'est à toi de nous montrer.
Pour étrange qu'elle puisse nous paraître, l'existence des habitants d'Okhéania est totalement adaptées à leurs conditions de vie si particulières. Comme dans tout société qui se respecte, la survie du groupe impose des règles commune et une hiérarchie, suggère des comportements et inspire une mythologie. 

Une mythologie ? Quelle mythologie ? Que si on sombre dans les feuilles on meurt ? T'appelles ça une mythologie ?
Chacun effectue sa tâche et remplit sa fonction afin que le cap soit maintenu, en parfaite harmonie avec le silence qui règne à la surface de ce monde végétal, silence à peine troublé par le bruissement des feuillages sous l'effet de la brise. L'absence de "continent" entraîne une absence de "pays", ce qui entraîne une absence totale de notion de "patrie" et de source de "conflits". Ainsi la paix semble régner sur Okhéania sans qu'il y ait besoin d'un mot pour la désigner puisque son opposé, la guerre, n'existe pas non plus.
Là Corbeyran n'est plus seulement dédaigneux de ses lecteurs. Corbeyran est malfaisant ou idiot. Pas de continent implique pas de pays implique pas de patrie implique pas de guerre ? Mais quel raisonnement abscond et stupide. Comme si les gens se levaient le matin et se disaient "tiens, je vais exacerber ma notion de patrie et on se fout sur la gueule", dans ce cas explique nous comment survient une guerre civile, Corbeyran, je t'en prie ? Vu qu'ils ont le même pays, ils ne devraient pas se battre, non ?
Ce ne sont pas tant les pays qui font se battre les gens que, par exemple, les ressources. Mais forcément si on invente un monde SANS RESSOURCES vu qu'il est vide, rempli de vaisseaux construits à partir de rien, qui se déplacent magiquement sans carburant et sur lesquels les gens mangent de la nourriture sortie de nulle part, forcément on peut inventer un monde de paix. Mais même pas.

Je vous rappelle que la trame de l'histoire c'est que LA FILLE DE L'IMPERATOR (donc un dirigeant politique, probablement de type autocratique ou royal, vu qu'on désigne sa fille comme princesse) A ÉTÉ KIDNAPPÉE PAR DES TERRORISTES ET LEUR VAISSEAU ABATTU PAR UN MISSILE. Que quand deux vaisseaux se rencontrent, la première réaction de l'un c'est "TIREZ QUELQUES COUPS DE CANONS" et l'autre se dit "Ami ou ENNEMI ?" en constatant que le Poséidon est effectivement hérissé de dizaines de canons qui pourraient les abattre sans problème. Et que la mission est secrète pour éviter, je cite "LES REMOUS POLITIQUES".

Oui Corbeyran, la paix et le silence règnent clairement sur Okhéania. Il nous prend vraiment pour des cons.


Mais reprenons. Jasper fait le serment de venir chercher Jon, probablement en vie. Au même moment, on voit une jungle ! Oh mon dieu ! AUTRE CHOSE QUE DES FEUILLES ET DES DÉCORS STEAMPUNK ! Enfin ! On voit un mélange rouquin de Tarzan et Pocahontas recueillir de l'eau sur de larges feuilles
 Elle donne à boire à Jon, blessé avec des bandages sur le torse et le front, parce qu'ailleurs, ça ruinerait son SWAG et Jon qui se fait panser et soigner, le repos du guerrier pas cliché du tout et lui dit oh tu es un ange, c'est le paradis, ce qu'elle ne comprends pas parce que bien sûr ces sauvages n'ont pas tous ces concepts bizarres bien qu'ils parlent exactement notre langue. Et finalement il dit qu'il faudra qu'il reparte chez lui. Bonne idée.


Bon, une meuf, je me demande si elle sera amoureuse d'un des héros avant la fin de l'histoire, suspense horrible.

On passe à Jasper qui s'amuse à essayer de forcer ses menottes sans succès avant de réaliser qu'à côté de la bouteille vide laissée à terre il y avait la… clé des menottes. Non seulement elle s'est retrouvée ici, mais en plus il ne l'a pas vue dans sa cellule vide à côté de la bouteille.
Je suis d'ailleurs surpris. Dans mon schéma d'histoire clichés, il allait casser la bouteille et se servir d'un des tessons pour agresser qui entrerait dans sa cellule et s'échapper. Mais à mon avis ça a dû être rejeté parce que cette BD se destine à un public enfantin, et Corbeyran s'est simplement dit, bon on n'a qu'à dire que la clé est là, paf.

Pendant que les deux équipages trinquent autour de gens ivres étendus, la méchante s'avise que la clé a disparu, elle demande au Capitaine s'il l'a prise, ou mise dans la cellule. Il dit non. Est-ce qu'il l'a fait ? Est-ce que la méchante l'a juste perdue en lui mettant un poing ? Aucune idée.
Jasper se libère de ses menottes au moment où la méchante ouvre la porte seule. Jasper se jette sur la porte ce qui la jette à terre. Il s'enfuit alors qu'elle lui tire dessus et le manque.
Les bruitages écrits à l'ordi je trouve ça laid en général, aussi, mais bon, c'est une question de goût.

 Il arrive sur le pont du Poséidon retrouve son grand-père et ils retournent sur le Vagabond, toujours arrimé au Poséidon. La méchante se jette à leur poursuite et commande à ses hommes de fouiller les deux navires en quête de ce dangereux espion, dont on n'a aucune preuve qu'il en est un puisqu'elle ne lui a même pas injecté le sérum de vérité et l'avait juste laissé "quelques jours sans boire ni manger" (ben tiens, qu'est-ce qu'on mange ? Des feuilles ? C'est bon, je peux m'en passer)
D'ailleurs pour le point 14) regardez ça, les scènes sur le pont du Poséidon montrent bien qu'il est à ciel ouvert, en outre il débouche sur le Vagabond comme on le voit sur la deuxième case ici :
Regardez, les deux ponts sont au même niveau et reliés.

Pourtant sur cette image, expliquez-moi où est le pont du Poséidon, je vous en prie ?…


On peut certes discerner une sorte de hangar en vis-à-vis du pont du Vagabond, mais à ce moment-là les scènes qui présentaient le pont comme à l'air libre (la triste scène du rouleau à pâtisseries par exemple) ont été mal dessinées. C'est juste un faux raccord, donc disons un peu faible pour ce point 14, surtout que c'est pas le seul. Mais passons.

Jasper est avec son grand-père et les parents de Jon, il leur dit qu'il est tombé dans la canopée mais que c'est pas grave, hein, un ivrogne qui venait de participer à sa prise d'otage lui avait dit qu'on y survivait. Le grand-père dit même que des tas de gens le lui avaient dit auparavant qu'on pouvait s'installer sous la surface d'Okhéania mais ils sont tous morts, ou alors ils avaient juste pas envie de revenir sur un tapis de feuilles tout chiant, grand-père, dit Jasper. Là je suis d'accord avec lui qu'est-ce que je m'ennuie et m'énerve tour à tour.
Et là attention Jasper, dans sa candeur et son energie enfantine s'attaque à la morgue des adultes qui ont perdu leur âme d'enfant :


Non mais sérieux regardez ces visages et ces dialogues. Sur l'échelle des expressions faciales de 0 à dix en allant de Bella Swan (0) à Luke Skywalker apprenant que Dark Vador est son père (10) on est à 0.4 ou 0.5, pas plus.

Là au moins on y croit.

Bref, les méchants débarquent et demandent "bonjour z'avez pas vu un espion" le capitaine - le père de Jon - répond que non, ils fouillent quand même. Non mais ho je suis le capitaine, dit-il, ah ouais, ben moi je suis mandatée par l'imperator, donc mon nom n'a pas d'importance, et je t'emmerde.
Ils trouvent Jasper sous la table. Jasper retourne la table ce qui assome le méchant, ensuite d'un coup de coude il écarte un homme qui fait deux fois sa taille et trois fois son poids et fonce vers la porte.
La méchante brandit son flingue, et crie "arrête ou je tire" en bloquant la porte. Le capitaine du navire saisit les bras de la méchante et crie "sauve-toi Jasper !"
Qu'il s'enfuie où, connard ? Les deux navires sont toujours arrimés. Tu lui proposes de se jeter dans l'océan, ah ben ça c'est génial, merci bien.
Jasper écoute apparemment, puisqu'il attrape son Surf'ace (mon sens du jeu de mot saigne) et se précipite en dehors en disant "je reviendrai avec Jon".
Comme d'habitude la méchante court après Jasper en criant "attrapez-le" et "empêchez-le de sauter !" ce que personne ne fait, parce que les méchants ils sont vachement gourde quand même. Regardez-les. Exactement le même schéma que la poursuite du rouleau à patisserie, ou plutôt que le saisir à bras le corps, on essaie de lui taper dessus avec un rouleau à patisserie.
Il assome des mecs avec des tables, des portes, sa planche… Qu'est-ce qu'il est fort pour un mec de dix ans.
Jamais crédible.
Il saute, la méchante arrive au rebord du pont, tire dix balles sur lui, le touche une fois, à l'épaule. Il se met debout sur sa planche magique qui se met magiquement en mouvement et fonce vers l'inconnu en pensant très fort "tiens bon, Jon, j'arrive !".
Reprenons la méchanceté, derniers points :
15) Je vous rappelle qu'ils étaient sur leurs surfs, à 10km de leur navire minimum, qu'un tsunami a pu les faire dériver, qu'en outre le Vagabond s'est déplacé de sa location précédente, et que le Poséidon n'a pas récupéré Jasper à l'endroit où Jon a sombré, puisqu'il a été récupéré par un patrouilleur volant. Donc expliquez-moi comment il espère retrouver l'endroit où Jon a sombré ?
16) Pourquoi les parents de Jon laissent-elles dire la méchante quand elle prétend que Jasper est un espion ?! Justement, dîtes-lui qu'il a toujours vécu ici, que vous avez des preuves et qu'il ne peut donc pas être un espion, qu'il s'est juste perdu en mer, et puis merde ! Vous êtes capitaine ! Envoyez-la chier !
17) le surf'ace qu'il empoigne ne peut pas être le sien ni celui de Jon, tous deux perdus dans le tsunami. En outre, il n'est pas dans la pièce un instant avant. Il sort de nulle part. DEUS EX MACHINA LOL il était juste convenablement posé devant la maison, Jasper s'en est souvenu et l'empoigne fort commodément en sortant.

La méchante fait appareiller un patrouilleur, qu'elle emprunte seule. Elle dit qu'elle va le poursuivre jusqu'en enfer, parce qu'il l'aurait "humiliée". Ah, le coup classique du méchant furieux qui fait n'importe quoi parce qu'il est vexé.

Rappelons-nous que dans cette histoire des méchants CHERCHENT quelque chose. Est-ce que par hasard les GENTILS vont le trouver avant eux ? Hmmm, je me demande bien. Passons donc à la dernière scène (ENFIN hurle mon cerveau) où l'on voit Jon et sa rouquine(Tania) qui jouent aux lianes. Je vous mets le dialogue en entier, je n'arriverai pas à le parodier :
Jon tombe sur une branche.
"Tu vas trop vite, Tania ! Et puis ces ficelles ne sont pas aussi dociles avec moi qu'avec toi…
–Il faut leur parler Jon, tout ce qui se trouve dans cette forêt et vivant et mérite le respect…" la meuf qui dit de parler aux lianes parce qu'elles méritent le respect. Quand je vous disais que c'était un mélange de Pocahontas et de Tarzan.
– Mouais ! Je vais y penser ce soir, je préparerait quelques formules de politesses à l'intention des lianes !
– Tu ne prends rien au sérieux !
– Désolé ! Je viens d'un monde où tout ce qu'on dit et tout ce qu'on fait est toujours trop sérieux ! Dis donc, on tourne en rond, non ? J'ai l'impression qu'on est déjà passé par là" dit Jon.
– Ca m'étonnerait, reprit Tania.
– Pff ! tous les arbres se ressemblent, comment tu peux en être sûre ?" dit le mec qui hier encore vivait sur une mer couverte de feuilles.
"Parce que je crois que si nous étions déjà venus ici nous n'aurions pas manqué de remarquer ce truc…
– Quel truc ?
– Ce truc-là."
Je me demande ce que c'est. PEUT-ÊTRE LE TRUC QUE LES MECHANTS CHERCHENT ?



Ouf, c'est fini.
Je suis impatient de connaître la suite, dis donc.

Et cette BD, cette merde d'une ampleur intergalactique a eu du succès puisque le cinquième tome est en préparation. Cliquez, vous verrez sa couverture. Le capitaine alcoolo et la méchante qui sont entourés par des macaques albinos. Je ne veux même pas savoir.
Et franchement, quand je vois les critiques sur la toile…

A propos du troisième tome :
Ce troisième volet est à la hauteur de deux précédents. (Note : Rire sarcastique) Le scénariste Eric Corbeyran a fait de son décor un merveilleux terrain de jeux, et le récit ne souffre aucun temps mort. Plus l’intrigue s’étoffe, plus les personnages gagnent en relief et tissent entre eux des liens surprenants. Les messages et valeurs humanistes véhiculés au fil des cases sauront toucher la sensibilité des jeunes lecteurs. Le trait soigné d’Alice Picard apporte toute la poésie nécessaire à cet univers que l’on sent à la fois très proche et éloigné du nôtre. Enfin, les couleurs intenses d’Elsa Brants contribuent hautement à la réussite de cet album.
(Source : Bodoi.info)

Que je vous dise qu’il y a du rythme et de l’action ne vous étonnera pas. Corbeyran est connu pour savoir insuffler une dynamique à ses scénarios. Ici, il touche à la jeunesse et dans l’ensemble, c’est une réussite. Les jeunes surfers déjà, avec leur goût de la liberté. Les paysages, les décors et l’idée d’un océan de feuilles apportent leur lot d’exotisme. Mais ce qui attire le plus dans ce récit, ce sont les personnages. (…) Nous plongeant dans univers steampunk-écolo (Note : je n'aurait pas mieux dit), Corbeyran joue à merveille avec ces quatre enfants. De leur côté, les adultes servent à grossir les traits de ce qui dérange et fascine chez les adultes. Vous avez le choix entre un capitaine saoulard au bon coeur, une mercenaire carriériste, mais prisonnière de sa situation. Comme vous le devinerez, l’Imperator est le méchant dictateur par excellence et il ne laisse place à aucune émotion. Sa fille est son bien et ce qui lui importe est de récupérer ce bien. Au milieu de toutes ces péripéties qui vous méneront de la suface aux profondeurs d’Okhéania, quelques playdoyers contre l’esclavage et pour la nature font leur apparition. Parfois, vous aurez droit à quelques planches aux discours philosophiques, un peu trop philosophiques pour les plus jeunes. Quoiqu’il en soit, ils sont l’occasion d’échanger entre parents et enfants.
Au final, je reconnais à cette bd un réel sens du rythme et de l’aventure, sans pour autant oublier l’intelligence des propos.
Un bon cru qui gagne même en intérêt au second tome.

Je ne sais pas où ce mec a vu des discours philosophiques, sincèrement. Sans doute dans le tome 2.
Encore une réussite pour les auteurs de Weena.
On a le droit içi à une planéte du nom d'Okhéania qui a la particularitée d'avoir pour surface un couvert entièrement remplit de végéteaux.
Deux jeunes gamins s'amusent à faire du surf sur ses immenses étendues de feuilles.
Après le passage d'un tsunami, Jon disparait au dessous des feuilles et Jasper lui est receuillie à bord d'un vaisseau. Il est prit pour un espion et réussi à s'échapper.
En bas Jon fait la connaissance d'une fille qui l'a soigné.
Une histoire très bien qui a la particularitée d'étre originale.
Le dessin est toujours de toute beauté.
(Source : une critique postée sur Bedetheque)

Originale, cette histoire ? Sérieusement ? AAaarrghh.
Apparemment la grande idée qui domine dans les critiques que j'ai pu lire c'est "ça devient mieux en cours de route". On prétend même sur internet que le tome 3 explique "comment l'océan aquatique est devenu un océan végétal" laissez-moi deviner, c'est à cause des méchants hommes pas sympas avec la nature ? Après lecture et analyse, je le déclare : ce tome 1 est à chier, pour la suite on verra.

D'autant plus que j'ai découvert ceci :
Alice Picard et Corbeyran récompensés au Japon pour Okhéania
Consécration reçue au pays qui inventa le genre : que rêver de mieux ?
les gagnants de la Compétition internationale de mangas, qui s'est déroulée au Japon la semaine passée et opposait des artistes étrangers, sont désormais connus. 

Le Grand prix fut en effet attribué à un vétéran du genre, Lan Wan Kit, originaire de Hong Kong qui publia '100 % ressenti' (traduction approximative...) pour la première fois en 1992. Trois autres prix 'Spéciaux' sont allés respectivement à la Chine, la Russie et... la France. (…) Pour la France, c'est Alice Picard et Corbeyran qui ont présenté Okhéania.
La remise des prix a été faite par le ministre japonais des affaires étrangères, Masahiko Koumura. Ce prix est remis tous les deux ans et vise à promouvoir la culture du manga à travers le monde, en récompensant les artistes qui participent à son développement. 



NOOOOOOOOOOOOOOOOO !


ILS ONT ÉTÉ RÉCOMPENSÉS AU JAPON. AU PAYS DE MIYAZAKI ON A RECOMPENSÉ CETTE MERDE. CETTE MEEEEERDE PUTAIN. Une histoire de merde steampunk-écolo, dont la morale sera probablement qu'il faut vivre en harmonie avec la nature, lol comme Miyazaki, à la différence que Miyazaki a des HISTOIRES BORDEL. Et quelle morale dans la suite de l'histoire ? Qu'il faut pas laisser couleur l'eau quand on se brosse les dents. Qu'être gentil c'est bien ? Que les adultes sont tous tristes parce qu'ils ont perdu leur âme d'enfant et leur capacité à rêver ? Mais mon coco, pour avoir le droit de sortir des trucs pareils il faut les justifier avec une BONNE HISTOIRE sinon t'as juste l'air niais. Mais MEEERDE quoi. ET NE PRÉTENDEZ PAS QUE CA DEVIENT MIEUX DANS LES TOMES SUIVANTS.  La dépêche date d'Août 2008, le tome 2 n'était pas encore sorti ! Aucune excuse ! Aucune excuse, jamais !
Je n'aurai pas la force de m'attaquer aux autres tomes avant un moment, mais rassurez-vous, leur tour viendra.

ET QUE CEUX QUI VIENNENT ME DIRE QUE JE N'A QU'À NE PAS LIRE VONT SE FAIRE FOUTRE, S'IL VOUS PLAIT.
Cette BD n'est pas seulement mauvaise, elle est nocive, elle vole du temps de parole à des travaux bien supérieurs en qualités, du papier, du temps d'antenne pour la promo, des étals de libraire, tout ça elle l'usurpe, parce que c'est de la merde qui veut surfer sur la vague du "oh j'aime cette histoire, ce monde est tellement créatif et cohérent" sur un simple CONCEPT DE MERDE. 
Qui plus est elle usurpe des récompenses internationales, là ça ne peut plus durer.

Aussi sûr qu'on ne peut pas surfer sur un tas de feuilles, ce truc ne devrait pas avoir le droit de poursuivre sur une telle vague de popularité qu'on lui autorise cinq tomes. 

4 commentaires:

  1. "Sinon j'adore l'Odieux Connard "
    Et bien ça se voit, dans un style différent, c'est aussi bien fichu comme critique.

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    1. Je me devais d'en spécifier la paternité. Le contraire aurait été pédant.
      La différence c'est que ce n'est pas vraiment une BD blockbuster, à supposer que ça existe. Okhéania personne n'a entendu parler. Ca limite la pertinence de la critique, puisque je fais à ce torchon plus de promotion qu'autre chose.

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  2. Hahaha, bonne critique, bien jubilatoire et compilant un lot de frustrations et de colère qui doit être quasiment universel(pour peu que le lecteur n'ai pas 12 ans). Tu devrais aussi tenter Nanami, du même "scénariste": c'est fait du même bois. Mais réserve ça à un moment où tu dois ensuite taper sur quelqu'un avec toute la hargne dont tu es physiquement capable. (Car tu en aura accumulé une sacré dose)

    La fin du dernier volet recèle de petites pépites (libraire/tout lu/pas le choix...)comme le grand méchant de la série qui fait son méaculpa surprise en arguant qu'il avait bien réfléchi et qu'être méchant c'est mal. Apothéose!

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    1. Merci du commentaire.
      Pour le dernier tome, je crois que je ne suis pas prêt, je vais essayer de rédiger mon sentiment sur les 3 et 4 avant ça, histoire de ne pas faire le faux prophète en prévoyant des fins que j'avais déjà lues.
      Mais disons, oui, c'est très prévisible et très gros. Mais je crois que ce qui me gène le plus c'est le côté catégorisant. On sent qu'ici devait être un discours cucul, ici devait être un adage de sagesse, ici ça devait être les deux qui tombent amoureux lentement, paf, mais... Ca n'y est pas, ça n'y est simplement pas.
      Sinon je ne sais pas si vous avez vu, mais j'ai déjà chroniqué le deuxième tome : http://laysandco.blogspot.ch/2012/08/critique-okheania-t2-la-chute.html
      Je trouve que j'ai fait moins bien, mais ça doit être dû au matériel.

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"As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
Ce que tu veux m'apprendre, est-ce quelque chose de bien ?
Est-il utile que tu m'apprennes cela ?
Dans le cas contraire, pourquoi tiendrais-tu à me le dire ?"
- une poétesse victorienne moraliste, à peu près.